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Décryptage

Quels sont les principaux risques lorsqu’on investit sur les marchés financiers?

Marché, contrepartie, change, taux… la variation du cours d’une action ou d’une obligation peut avoir plusieurs origines.
Octobre 2021

Terre d'Epargne

Les cours des actions et les obligations sont soumis à d’importantes fluctuations. Cependant, ils n’ont pas toujours conscience des différents risques. Les chutes n’ont pas toujours les mêmes origines. Revue des principaux risques qui pèsent sur les actions et les obligations.

Lorsqu’un épargnant décide de convertir une partie de ses économies en investissement, il doit le faire en connaissance de cause. La plupart des investisseurs sont conscients que les placements sur les marchés présentent un risque de perte en capital. 

Les risques de fluctuation de la valeur d’un titre sont nombreux et ils sont importants

Que l’investissement se fasse par le biais des unités de compte dans un contrat d’assurance-vie, par l’intermédiaire de fonds communs de placement dans un compte titres, ou par l’achat d’actions en direct dans un PEA, ces risques sont importants.

En bourse, des risques de fluctuation de la valeur d’un titre existent, et ils sont importants. Surtout, ils sont nombreux. Et ce ne sont pas toujours ceux auxquels on s’attend le plus qui se produisent.

Le risque de taux

Il s’agit de l’impact que peut avoir un changement de taux d’intérêts sur un titre. Par exemple, le relèvement des taux pour une banque signifie qu’elle se refinance à des coûts plus élevés. Il faut souvent un temps d’ajustement avant qu’elle répercute cette hausse sur les taux de prêts qu’elle consent elle-même à ses clients. Le risque de taux peut aussi coûter cher aux entreprises ou aux Etats très endettés, car le coût de leur dette remonte. Cela peut donc impacter la valeur d’un titre sur le marché.

Le risque de change

Pour une entreprise qui réalise des opérations internationales, la brusque remontée de la monnaie dans laquelle elle achète ses matières premières, par exemple, entraîne une forte hausse de ses dépenses. A l’inverse, si la monnaie dans laquelle elle réalise ses ventes chute, cela engendre une baisse de ses recettes.

Le risque matières premières

La hausse du prix des matières premières peut faire chuter la rentabilité d’une entreprise. Par exemple, une compagnie aérienne voit ses coûts remonter fortement lorsque le prix du pétrole s’envole.

Le risque opérationnel

Même dans une conjoncture propice, une société peut faire face à un accident majeur. Il peut s’agir, par exemple, de l’explosion d’un site industriel, d’une enquête pour entrave à la concurrence, d’une fraude massive orchestrée à grande échelle. Parfois le dirigeant lui-même est accusé d’une infraction pénale, et doit quitter l’entreprise rapidement. Tout ceci a une incidence majeure sur le fonctionnement de l’entreprise, son management, ses ressources ou sa réputation, et entraîne un manque à gagner important.

Le risque de durabilité

Il est proche du risque opérationnel: si une société a une approche trop laxiste des critères ESG (environnementaux, sociaux ou de gouvernance), ou qu’elle méprise totalement ces sujets, sa réputation peut s’en retrouver fortement entachée. Le cours de la bourse peut en pâtir.

Le risque de faillite

C’est un risque extrême mais il peut se produire: si l’entreprise fait faillite et n’est pas redressée, le titre ne vaut plus rien. L’investisseur perd la totalité de sa mise. Dans une liquidation, les actionnaires sont toujours remboursés de leur apport en dernier. C’est-à-dire, en pratique, qu’ils ne revoient jamais les sommes investies.

Le risque de marché

Un élément exogène (conflit armé, épidémie…) déclenche une forte incertitude sur les marchés. Pris de panique, les investisseurs vendent leurs titres en masse. Cela fait chuter la valeur des titres de façon spectaculaire. Et ce, même quand les entreprises sont florissantes. Entre le 19 février et le 18 Mars 2021, au moment de l’accélération de la pandémie de Coronavirus, le Cac 40 a perdu près de 40%. L’ensemble des valeurs était touché par le phénomène, y compris des sociétés très bien portantes.

Le risque de liquidité

Si le marché est trop étroit, ou qu’il se fige, il arrive qu’un titre ne trouve plus du tout preneur, et ce, quel que soit son prix. Dans ce cas, l’investisseur ne vend pas à perte, mais il ne peut tout simplement pas vendre. Son titre n’est plus liquide. Il devra attendre que l’état du marché change pour céder son action.

Le risque de crédit

Il concerne surtout les obligations. Il intervient lorsque l’émetteur d’une obligation, qui a emprunté de l’argent sur les marchés, est dans l’incapacité ponctuelle ou définitive de rembourser ses créanciers. La valeur de l’obligation chute, car il existe un risque important qu’une partie au moins des sommes investies ne soient jamais remboursées.

Le risque de contrepartie

Il arrive fréquemment que des établissements financiers, qui possèdent des titres, les prêtent ou les échangent, dans le cadre de contrats avec des tiers. Le risque de contrepartie intervient si ces tiers font défaut, et ne sont plus en mesure de restituer les titres. Une société qui encaisse de plein fouet la faillite d’une contrepartie peut le payer très cher. 

L'essentiel à retenir

  • L’investissement sur les marchés financiers représente des risques que l’épargnant doit avoir en tête.
  • Au-delà du risque de marché, les titres mis en portefeuille peuvent subir bien d’autres revers.
  • Cela a une incidence importante sur leur valeur et leur capacité à être cédés.
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