ABONNEZ-VOUS À NOTRE LETTRE D'INFORMATION

Pour suivre nos actualités et nos analyses de marché

Environnement

Investir dans l’eau : ne passons pas à côté des choses simples

Les technologies visant à rationaliser la consommation d’eau potable nécessitent d’importants financements et constituent de belles opportunités d’investissement.
Juin 2020

On l’appelle l’or bleu : l’eau potable devient une denrée rare. La planète doit réduire sa consommation et éviter les déperditions. Les nombreuses technologies qui visent à optimiser nos dépenses en eau intéressent de plus en plus les investisseurs.

L’eau est l’élément qui répond aux besoins les plus fondamentaux de l’homme. Mais cette ressource, que l’on croyait indéfiniment renouvelable, est en passe de devenir une denrée rare. Le réchauffement climatique assèche des régions entières, et paradoxalement, les inondations se multiplient, créant autant de défis pour les spécialistes de la dépollution.

L’agriculture intensive, l’industrie, l’extraction de schistes bitumineux consomment de l’eau douce en forte quantité et rejettent des eaux polluées.

Un stress hydrique fort pour la population

Dans le même temps, la population mondiale augmente, et ses besoins en eau aussi. Les spécialistes estiment que dans dix ans, la planète consommera trop d’eau potable pour permettre au cycle de d’eau de s’opérer correctement (1). Nous épuiserons alors nos ressources en eau. Par ailleurs, des situations de stress hydrique sont à prévoir dès 2030 dans certaines régions du monde. L’Unesco évalue même à 700 millions le nombre de personnes qui pourraient, dans dix ans, quitter leur région faute d’approvisionnement suffisant en eau. Toutes les initiatives visant à réduire ou à optimiser notre consommation sont donc d’intérêt général, et les investissements sont nombreux. Ils prennent plusieurs directions :

La création d’infrastructures

La population grandissante des villes, ainsi que les contraintes fortes de santé publique, conduisent les pays peu équipés à se doter d’infrastructures solides pour amener l’eau courante de façon sécurisée, notamment en Amérique du Sud et en Asie.

La non pollution et la dépollution des eaux

Pour éviter les contaminations aux métaux lourds et aux composants chimiques, les États imposent de plus en plus de contraintes à l’industrie, qui doit investir dans des procédés non polluants. Par ailleurs, les techniques de dépollution évoluent, ce qui permet à l’industrie de réutiliser des eaux usées.

La prévention du gaspillage

De nouveaux outils de détection des fuites se développent, pour permettre de les réparer plus rapidement et de réduire les déperditions. Dans l’agriculture, des systèmes d’irrigation en goutte-à-goutte permettent de maintenir une humidité constante des sols avec une consommation nettement moins importante.

Un marché en croissance continue

Toutes ces technologies, qu’elles soient coûteuses ou non, sont appelées à être déployées à grande échelle. La majorité d’entre elles sont issues de sociétés privées dans lesquelles il est possible d’investir. Selon le cabinet GWI (Global water intelligence), les services liés à l’eau représentent un marché de 600 milliards de dollars, en croissance de 4 à 6 % par an au cours des prochaines années. Quant aux dépenses d’infrastructures, elles devraient atteindre les 1 000 milliards de dollars par an dans les dix prochaines années. Le marché de l’eau constitue donc une très belle opportunité d’investissement, qui contribuera non seulement à une meilleure gestion des ressources, mais aussi à un accès facilité pour un plus grand nombre de personnes.

Points à retenir

  • Pour ne pas épuiser ses ressources, la planète doit utiliser l’eau potable de façon plus rationnelle.
  • De nombreuses sociétés privées offrent des technologies de dépollution, d’optimisation des réseaux et de prévention du gaspillage.
  • Les fonds d’investissement spécialisés dans l’eau suivent ces technologies et misent sur ce marché en croissance.
Article publié pour la première fois en Février 2020.