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Le PEA, une enveloppe imbattable pour investir en Bourse

Fiscalité très légère et souplesse des versements et des retraits au bout de cinq ans : le PEA est la meilleure enveloppe pour acheter des actions.
Janvier 2021

Les particuliers ont repris goût aux marchés à la faveur de la forte baisse observée en mars 2020. Lorsqu’ils investissent dans les actions européennes, ils ont intérêt à loger leurs titres dans un Plan d’Épargne en Actions (PEA). Ils profitent alors d’une fiscalité très douce et, après cinq ans, d’une grande souplesse dans les versements et les retraits.

La crise liée au Covid-19 a provoqué de fortes secousses sur les marchés financiers, et un retour inédit des particuliers : 200 000 investisseurs individuels ont fait leurs débuts en Bourse. Pour acheter des actions en direct, le Plan d’Épargne en Actions (PEA) constitue l’enveloppe la plus performante sur le plan fiscal. La Loi Pacte du 22 mai 2019 lui a en outre conféré une grande souplesse d’utilisation.

Un PEA est constitué d’une ligne de liquidités, dans laquelle le souscripteur effectue ses versements, et sur laquelle seront versés plus tard les dividendes de ses actions, et d’un portefeuille de titres.

Il est possible d’y loger :

  • Des actions françaises et européennes.
  • Des parts de fonds communs de placement qui détiennent un miminum de 75% d'actions européennes.
  • Des parts de sociétés non cotées si leur siège est situé dans l’Union européenne ou dans l’Espace économique européen.
  • Des certificats.

Le souscripteur investit pour le long terme : avant cinq ans, il ne peut effectuer aucun retrait, sous peine de voir son PEA clôturé. En revanche, pendant cette période, il peut alimenter son plan aussi souvent qu’il le souhaite, et passer des ordres. S’il vend ses actions, il doit laisser les sommes encaissées sur la ligne de liquidités du PEA.

PEA : une fiscalité imbattable

Après cinq ans, l’investisseur peut entrer et sortir librement, tout en maintenant son plan ouvert. Tous les gains perçus à partir de ce moment-là, lorsqu’il retire des sommes de son PEA, profitent d’une fiscalité imbattable. Les plus-values et les dividendes sont soumis aux 17,2% de prélèvements sociaux, mais sont entièrement exonérés d’impôt. 

Le PEA peut être complété d’un PEA-PME, réservé aux investissements dans les Petites et Moyennes Entreprises et dans les Entreprises de Taille Intermédiaires (cotées ou non cotées), et d’un PEA-jeunes, pour les enfants majeurs restant rattachés au foyer fiscal de leurs parents. 

Pour une personne seule, les sommes investies dans le PEA ne peuvent pas dépasser 150 000 euros. Les sommes investies dans le PEA-PME ne doivent pas dépasser 225 000 euros. Si un épargnant détient les deux enveloppes, le total des sommes investies dans les deux comptes ne peut excéder 225 000 euros. Par exemple, un créateur d’entreprise ayant logé les parts de sa société dans un PEA-PME pour 200 000 euros ne peut investir plus de 25 000 euros dans son PEA.

Le PEA jeunes, réservé aux 18-21 ans ou aux 18-25 ans tant qu’ils sont étudiants, peut accueillir jusqu’à 20 000 euros de versements. Cette somme ne se cumule pas avec les 150 000 euros du PEA du parent. Si un enfant verse 20 000 euros, le parent ne peut verser que 130 000 euros sur son propre PEA. Il doit attendre que son enfant ait quitté le foyer fiscal pour l’alimenter davantage.

Une diversification insuffisante

Qualité souvent méconnue du PEA, celui-ci peut être transformé en PEA-Assurance. Cela permet de convertir le capital obtenu en rente viagère. Là aussi, la fiscalité est très douce, puisque les sommes reçues tous les mois supportent seulement les 17,2% de prélèvements sociaux.

Le PEA présente toutefois un inconvénient : il n’autorise pas les investissements en obligations, ni en actions internationales hors Union européenne et espace économique européen. Cela signifie qu’il n’est pas suffisant pour avoir des investissements boursiers diversifiés. Il faut souvent le compléter d’un contrat d’assurance vie, qui autorise, lui, les investissements en fonds obligataires et en fonds communs de placements investis dans les actions de toutes les zones du monde.

L'essentiel à retenir

  • Le PEA constitue une enveloppe idéale pour investir dans les actions. Après cinq ans de détention, toutes les plus-values et tous les dividendes profitent d’une fiscalité très allégée.
  • Il peut être complété d’un PEA-PME et d’un PEA-jeunes.
  • Toutefois il est réservé aux actions de l’Union européenne et de l’Espace économique européen. Cela empêche une réelle diversification des investissements financiers. Il faut donc le compléter d’autres enveloppes financières. 
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