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Anticiper sa dépendance: les dispositifs existants

Le coût de la dépendance préoccupe les épargnants. Des solutions existent pour y faire face.
Juillet 2021

Terre d'Epargne

La dépendance des personnes âgées coûte cher. Et elle fait peser une lourde charge sur les familles. Les départements apportent souvent des aides financières. Il est aussi possible de souscrire des assurances privées pour faire face aux surcoûts occasionnés.

Difficultés à se déplacer, troubles neurologiques et cognitifs, incapacité à effectuer seul les gestes du quotidien… Pour beaucoup d’épargnants, la dépendance est un sujet tabou. Pourtant, pour la personne dépendante comme pour ses proches, elle constitue souvent une véritable épreuve.

Un impact fort sur les ressources et le patrimoine de la famille

La dépendance a un impact sérieux sur les ressources et le patrimoine de la famille. Malgré les pensions de retraite et les aides auxquelles ont droit les personnes dépendantes, les frais ne sont pas couverts en totalité.

Selon la Drees (direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), le reste à charge pour un maintien à domicile peut atteindre 360 euros par mois pour les personnes dont les revenus dépassent les 3 600 euros par mois. Il est moindre lorsque les ressources sont plus faibles. Et lorsqu’il faut envisager l’accueil de la personne dépendante dans un établissement spécialisé, le reste à charge médian atteint 1 850 euros par mois. 75% des personnes ne disposent pas des ressources suffisantes pour y faire face.

Et si les aides spécifiques constituent sans aucun doute un soulagement financier, elles varient selon les ressources de la personne dépendante. En outre, certaines d’entre elles sont récupérables sur la succession (c’est notamment le cas de l’ASPA, Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées). Pour alléger l’effort nécessaire et le poids que pourrait représenter la dépendance pour la famille, il est possible d’avoir recours à des assurances privées. 

Plusieurs dispositifs privés existent pour anticiper sa dépendance

Plusieurs dispositifs existent. Le premier est le contrat individuel dépendance: à partir d’un certain âge (il est rare de cotiser avant 40 ans), on souscrit un contrat de prévoyance dépendance. Les cotisations sont appelées tous les mois ou tous les ans, et le jour où la personne devient dépendante, elle perçoit tout ou partie de la rente pour laquelle elle s’était assurée (la rente sera versée selon son degré de dépendance. Elle pourra être réévaluée si l’état de santé de l’assuré se dégrade). Il est nécessaire, avant la mise en œuvre des garanties, que la personne soit examinée par le médecin de l’assureur.

L’âge de souscription détermine le montant des cotisations: plus la souscription a lieu jeune, plus les montants appelés seront faibles. Et il n’est plus possible de souscrire au-delà de 75 ans. Si la dépendance ne survient jamais, les cotisations sont versées à fonds perdus. 

Certains contrats d’assurance-vie prévoient aussi une option dépendance. Dans ce cas, au lieu de conserver le capital accumulé grâce à son effort d’épargne au fil des ans, le souscripteur décide de le convertir en rente. La plupart des contrats proposent même de doubler le montant de la rente si le souscripteur est en situation de dépendance au moment où il convertit son contrat.

Dans tous les cas, la somme d’épargne accumulée et l’espérance de vie du souscripteur  détermineront le montant mensuel de la rente dépendance. Avec ce système, l’assuré ne verse pas de cotisations à fonds perdus: chaque euro épargné est utilisé pour faire fructifier un capital. S’il n’est pas dépendant, il n’aura peut-être pas besoin de débloquer son capital sous forme de rente. Il le conservera et pourra alors le transmettre, à son décès, à ses bénéficiaires.
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