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Convictions

La Chine, une belle source d’opportunités pour les investisseurs

Les actions chinoises sont solides, et pourtant elles sont sous-valorisées
Novembre 2020

La Chine devrait afficher une croissance de 8% en 2021, selon le Fonds monétaire international (FMI). Si la demande du pays tire la croissance de la plupart des multinationales, elle profite encore plus largement aux entreprises locales, qui affichent une santé solide et des retours sur investissement en hausse.

La Chine profite de très longue date aux investisseurs. En effet, la plupart des entreprises cotées qui s’y sont implantées ont réussi, au cours des deux dernières décennies, à doper leurs ventes grâce au développement de ce marché géant de plus d’un milliard d’habitants.

Le développement des classes moyennes du pays a aussi énormément profité aux sociétés chinoises elles-mêmes. Les activités qui faisaient la force et la puissance économiques du pays, comme les matières premières et l’industrie, occupent aujourd’hui un poids relatif moins important sur le marché des actions. Elles ont été rejointes par un grand nombre de sociétés de technologie et de grande consommation. Cela confère au tissu économique du pays un profil de croissance plus stable, qui lui a permis de très bien résister au choc lié à la crise du coronavirus.

Alors qu’elle était le pays d’origine de la pandémie, la Chine a été la première à éradiquer le virus, et les grands secteurs économiques ont fortement redémarré. Le FMI prévoit d’ailleurs que la croissance y sera supérieure à 8% pour l’année 2021. Un rebond qui a pris les marchés par surprise, et qui doit encourager les investisseurs à considérer toujours un peu plus les entreprises chinoises dans leurs investissements. Accéder en direct à ce marché, et sélectionner les sociétés les plus porteuses, n’étant pas chose aisée, il est préférable de passer par un fonds d’investissement.

La diversification économique n’est pas la seule explication à cette résilience des marchés. Depuis 2017, la Chine a mis l’accent sur une croissance de qualité, rompant avec la course effrénée à la production qu’elle avait connue. Elle a éradiqué une partie de ses surcapacités industrielles et, dans certains secteurs, a encouragé les rapprochements d’entreprises pour favoriser l’émergence de géants solides.

La consommation premium augmente rapidement

Les grandes orientations du quatorzième plan quinquennal, voté début novembre, sont également destinées à renforcer une économie déjà solide et résiliente. Ce plan affiche une volonté de développer toujours plus les investissements technologiques, y compris les plus haut de gamme, et prend l’engagement de faire baisser les émissions de carbone. Il maintient les exigences, déjà amorcées, de croissance tirée par la qualité et non plus par les volumes. Surtout, il mise sur la croissance de la demande intérieure, appelée à se développer avec l’augmentation du nombre de ménages de classes moyennes. Une stratégie qui rendra le pays moins sensible aux crises commerciales comme celle qu’il a pu connaître pendant la présidence de Donald Trump.

Cette orientation vers la demande intérieure est aussi due à un constat important : la soif de consommation de la population est loin d’être étanchée. Les baby-boomers, qui correspondent en Chine à la génération née dans les années 60, représentent 250 millions de personnes. Parmi eux, on trouve une classe moyenne aisée, capable de financer des voyages dans toute l’Asie, du tourisme pour des interventions chirurgicales esthétiques, du matériel informatique de pointe. Elle s’informe régulièrement et elle est friande des réseaux sociaux.

En outre, toutes générations confondues, nous observons que le segment de la consommation premium augmente beaucoup plus vite que le secteur de la grande consommation.

Une rémunération en hausse pour les actionnaires

Nous sommes donc très confiants dans les perspectives de profit des entreprises chinoises. Les analyses chiffrées montrent que l’investissement en capital nécessaire aux ventes est en baisse, que les marges progressent, et que la rémunération servie aux actionnaires est, elle aussi, en hausse, pour les entreprises privées comme pour celles détenues par l’Etat.

Dernière raison, et non des moindres, de s’intéresser aux actions chinoises : elles sont sous-valorisées. Actuellement, la décote est de 20% par rapport aux marchés développés, alors qu’elle a été de 10% sur une longue durée. Mais avant de prendre position, il faut bien tenir compte de la volatilité de ce marché et choisir le bon fonds de placement pour y accéder.

L'essentiel à retenir

  • Les entreprises chinoises ont bien résisté au choc économique généré par la pandémie.
  • Elles profitent d’une demande intérieure soutenue et d’une situation financière saine.
  • En outre, les actions sont sous-valorisées, ce qui constitue une opportunité.